jeudi 20 mai 2010

Hommage

En mai 1940, le 7th Battalion, The Royal Regiment of Sussex lève le camp à Rosay, dans la Nord de la France et monte à bord d'un train qui doit les faire progresser, dans le cadre de l'effort des forces alliées pour défendre la France contre les armées d'Hitler.

Vers 15 heures, ce samedi 18 mai 1940, le soleil brille à travers les nuages quand le signal d'arrêt fait stopper le train à Amiens, à la gare Saint-Roch. Les hommes, impatients de déjeuner, s'y préparent dans les wagons et, durant l'escale de 15 minutes, certains descendent du train et passent le temps à cueillir des fleurs au sol. Comme le signal l'autorise, le train commence à se déplacer, les hommes sautent dans les wagons, tenant toujours les fleurs dont ils se sont emparés, sans aucune idée de ce qui les attends !

Comme le train roule dans la cour de la gare, des avions ennemis sortent des nuages et plongent pour bombarder le train. Bombardements et mitraillages s'ensuivent ; les hommes se protègent partout où ils le peuvent, y compris sous les wagons d'un train de munitions à proximité ! A la suite de cette attaque, beaucoup d'hommes sont tués ou blessés.

Au cours des deux jours suivants, les hommes se regroupent sur la route de Poix pour attendre les ordres du quartier général. Les ordres ne viendront jamais. Au lieu de cela, avec seulement des armes légères, des munitions limitées et quelques fusils anti-chars, ils se retrouvent face à une Panzer Division !

Autour de midi le lundi 20 mai 1940, les premiers coups de feu sont tirés et le bataillon se déploie pour faire face à l'ennemi. Ils réussissent à mettre l'un des chars ennemis hors de combat, ce qui rend les Allemands très prudent. Tout au long de cet après-midi, les Allemands pilonnent les positions britanniques, n'avançant que très lentement, pensant avoir à faire à des hommes hautement qualifiés et très bien équipés. Cette idée fausse une fois créée est efficace pour ralentir l'avancée des Allemands, mais le coût en termes de vies perdues et des blessures subies du côté britannique est colossal !

Au cours de ces trois jours, du 18 au 20 mai 1940, des centaines d'hommes perdent la vie. De nombreux autres sont blessés et le bataillon est détruit. Parmi ceux qui survivent, la plupart passe des années dans des camps de prisonniers de guerre allemands et seulement un très petit nombre s'échappe, par divers moyens, pour l'Angleterre.

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